Lettre d'Alexandre Astier à LaCinetek


Je serais plutôt « cent fois un film » qu’« une fois cent films ». La nouveauté m’inquiète, l’éventualité de devoir faire entrer un nouvel élément dans mon petit festival personnel aussi. « Faudra pas s’étonner d’être ringard ! », clameront certains ; qui leur dit que ça m’étonne ?

Je ne les vois pas toujours en entier. Des bouts, souvent. Des fois, même, je ne les vois pas du tout, je me les cite, je me les invoque. Ils font office de référence, de scolarité, de bible… et de petit refuge.

Je me rends compte avec le temps que, n’importe quoi que j’écrive, il y a plus ou moins toujours un Quint, un Brody… il y a souvent un Ferdinand Maréchal, un Charles Lepicard… Parfois, je glisse un Poulossière, un Jean-Marie Péjat, un Charles Yeager ou un Don Salluste (Chesnais s’appelle même Sallustius dans la saison 6 de Kaamelott)… et très souvent, un ou deux acteurs de Les Acteurs. Un Piccoli (dans le rôle de Piccoli), un Marielle (dans le rôle de Marielle) qui galère à commander son pot d’eau chaude… Alors évidemment, ça se voit pas comme ça ! Imaginez qu’on vienne me le reprocher ! C’est pas les mêmes répliques, je suis pas si con ! C’est pas les mêmes situations… mais c’est la même rythmique. Toutes mes rythmiques sont sorties de mon armoire à classeurs.

Là, vous avez pas mal de ces classeurs… essayez de plisser les oreilles pour écouter flou : quand on entend plus les mots mais seulement le rythme, on peut repérer un bon paquet de ce que j’ai piqué.

Alexandre Astier

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